Numéro d'urgence: 115 nous contacter

Introduction

Lutte contre la pauvreté et la précarité :

Parallèlement aux autres structures créées par la délégation de Marseille du Secours Catholique et qui se voulaient innovantes (Vestiaire – Oasis – Jéricho) devant les besoins et les demandes des chômeurs, jeunes et moins jeunes accueillis chaque jour, à la mi-86 fut créé, association L. 1901, le Service d’accueil et de reclassement des adultes (S.A.R.A.).

De la rédaction de l’Art. 1 des Statuts on retiendra que l’association pratique tout accompagnement nécessaire à la réadaptation sociale et professionnelle des personnes confrontées à la pauvreté, la précarité, l’exclusion.

Dès 1986 sont explorées plusieurs pistes susceptibles d’ouvrir de réelles possibilités de mise ou remise en activité des personnes sans travail.

Les promoteurs de cette création se voulaient et étaient en harmonie avec les circulaires de 1983 traitant de la "Lutte contre la pauvreté et la précarité".

Les Promoteurs et leurs actes :

En s’associant, ce sont des femmes et des hommes qui manifestent une volonté de faire : Il en est ainsi depuis 20 ans au S.A.R.A. et, durant ces années, ils furent nombreux aux Conseils d’Administration, à apporter leur collaboration.

Citer certains noms, c’est en oublier beaucoup, néanmoins, on rendra hommage à tous en se souvenant de :

Mesdames : BLUM – JOANNON – PRETE – NICOLI

Messieurs : BESSE – MELLON – ROUSSENG – GUISIANO – DELANGLADE – de REGIS – PROVOST – THIBAUT – CARRE

Les Pères : ROLAND – BARRAZONE – BALDACCHINO

Donc, dès début 86 sont créés des ateliers occupationnels, des ateliers de réentraînement au travail ; sont passés des accords avec l’U.P.I.M., la Chambre de Commerce ; des contacts sont pris avec des directeurs et chefs de personnel de P.M.E., une opération originale est amorcée avec les 110 paroisses du diocèse sur le thème : Une paroisse, un salarié ex-chômeur.

Aux résultats encourageants qui furent quand même modestes, se posèrent assez rapidement les premiers problèmes de coûts de gestion.

Le revenu minimum d’insertion (R.M.I)

La mise en place du R.M.I. constitue une opportunité importante pour le S.A.R.A., l’accompagnement R.M.I. restera la principale intervention de l’association jusqu’en 1997.

Toujours ouvert dans les locaux du Secours Catholique, Boulevard Flammarion (13001) l’accueil du S.A.R.A. recevra dès 1986 : 10.260 personnes provoquant près de 5.000 entretiens.

L’activité se densifiant et se diversifiant, l’association est amenée à recruter du personnel salarié, éducateur ou animateur, personnel juxtaposé aux bénévoles.

Le Secours Catholique qui entend rester "généraliste" intègre avec difficulté l’évolution des activités du S.A.R.A. (au moins au niveau central à Paris) c’est-à-dire accompagnement R.M.I. – animation d’atelier – présence de salariés. Des observations de Paris se multiplient en 87 et 88 et, en 1989 un audit conclut, par écrit que le S.A.R.A. :

« Fait de l’action sociale plutôt que de l’aide sociale

Que le personnel salarié appelle une gestion inhabituelle

Que les coûts de gestion sont élevés et même trop élevés »

Les conclusions de cet audit portent en germe la séparation du Secours Catholique d’avec le S.A.R.A., séparation qui s’annoncera fin 94 et sera réalisée fin 95.

L’autonomie 1995/96

Les administrateurs, la politique et les objectifs, les locaux, les moyens financiers :

Pendant 10 ans l’association S.AR.A. n’a existé que portée à tous égards par la délégation du Secours Catholique de Marseille : Paris ayant fixé le 31/12/95 comme date limite à ces imbrications plutôt que de cesser une activité qui demeurait utile et performante, des dispositions en vue d’une réelle autonomie, furent prises :

Président sans attache avec le Secours Catholique

Conseil d’Administration sans membre du Secours catholique

Nouvelle dénomination (Réinsertion remplace Reclassement)

Nouvelle direction

Nouveau Siège Social

Nouveaux Locaux

Ceci fut en définitive mené à bien grâce à la compréhension de M. René CARRÉ et aux aides financières laissées à la disposition du S.A.R.A. sous forme de fonds propres.

1997 – 2003   Urgence et insertion

Depuis 1995 l’Association prend conscience que la grande majorité des personnes qu’elle accueille (Domiciliation – Courrier – Accès aux droits – Contrat d’accompagnement …) sont "pensionnaires" des accueils d’hébergements d’urgence.

La possibilité d’engager en amont un dialogue social conduit l’association à prendre en gestion, pendant 6 ans un important centre d’hébergement en urgence sis Marseille. Il s’est agit d’une gestion exemplaire à tous égards, soit dans l’intérêt des usagers accueillis soit dans l’intérêt des mandants (Ville de Marseille et D.D.A.S.S.) le coût de la nuitée n’ayant pas varié d’un €uro en 6 ans.

Parallèlement, l’Association initie gratuitement pour le compte de la Ville de Marseille le lancement du SAMU SOCIAL et prend en charge l’ouverture départementale du numéro d’appel 115.

A la veille de son vingtième anniversaire, le S.A.R.A. s’est attaché à parfaire ses interventions, celles-ci s’effectuant toujours en faveur de populations socialement défavorisées.

Des conventions aux obligations prégnantes ont été renouvelées avec le Conseil Général et la D.D.A.S.S.

Des offres de service originales ont été proposées et apportent aux bénéficiaires la possibilité de réels progrès dans la voie d’un mieux social.

A vingt ans l’homme entre dans l’âge adulte. Pour une association c’est seulement l’occasion de faire un rapide mais incomplet retour sur sa courte existence.

Il ne faut pas s’y tromper – La vie annuelle d’une association qui ne peut intervenir que dans la mesure des missions qu’on lui confie et les subventions qu’on lui octroie, ne s’écoule pas comme un robinet d’eau tiède.

Etre tenu de faire de l’action sociale et vouloir le faire dans un esprit d’aide sociale suppose apporter la preuve d’une part que les actions réalisées sont bénéfiques pour les usagers et, d’autre part, que ces derniers sont reçus dans un climat de sympathie humaine.

Si au fur et à mesure de ces 20 dernières années les moyens humains, matériels, financiers de l’association se sont sensiblement accrus, c’est à mesure de constantes qu’il conviendra de préserver : Faute pour le S.A.R.A. d’y perdre son âme.


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